En Inde, la formule magique de Bollywood ne réussit plus au box-office

En Inde, la formule magique de Bollywood ne réussit plus au box-office
En Inde, la formule magique de Bollywood ne réussit plus au box-office
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Certains l’ont déjà vu une trentaine de fois sur leur téléphone portable, d’autres ne cessent de revenir l’admirer sur grand écran. Seuls les plus petits sont sur le point de le découvrir pour la première fois. film emblématique de Bollywood, Dilwale Dulhania Le Jayenge (d’Aditya Chopra) continue de séduire les spectateurs, après 1 352 semaines d’affiche au cinéma Maratha Mandir, situé dans le sud de Mumbai, capitale du cinéma indien. Chaque jour, depuis plus de vingt-sept ans, les chansons de cette comédie romantique sortie en 1995, résonnent inévitablement entre les murs du splendide cinéma, perle architecturale de l’Art Déco.

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En attendant la séance de 11h30, réservée aux Dilwale Dulhania Le Jayengedésigné en Inde par son acronyme “DDDD”, les spectateurs sont photographiés devant une affiche de film. On y voit le jeune Shahrukh Khan, légende vivante du cinéma indien, portant sur une épaule son partenaire à l’écran Kajol, également star de Bollywood. « Quel autre film aura autant de succès ? »s’émerveille, nostalgique, Manoj Desai, producteur et propriétaire du cinéma Maratha Mandir depuis 1971.

La longévité record de “DDDD” Elle contraste avec le destin des dernières sorties de Bollywood, l’industrie hindiphone qui domine le prolifique cinéma indien, capable de sortir 1 600 films par an. Avec leurs chansons et leurs danses fulgurantes, les productions de Bollywood captivent les Indiens et fascinent le monde depuis longtemps. Mais aujourd’hui, Bollywood semble avoir perdu de sa superbe. “Les films ne fonctionnent plus”se lamente Manoj Desai. Depuis le début de l’année, les salles déprogramment des films, parfois au lendemain de leur sortie en salles, faute de spectateurs. “J’ai perdu des dizaines de crores de roupies”regrette l’ancien propriétaire de l’établissement.

Un agent de sécurité de Maratha Mandir attend les téléspectateurs de fin de soirée à Mumbai, en Inde, le 18 novembre 2022. SAM WALZADE POUR « LE MONDE »

« Les films ne fonctionnent pas »

Sur les vingt-six sorties majeures de Bollywood cette année, vingt sont considérées comme comme des échecs, définis comme ayant perdu la moitié ou plus de l’argent investi, selon koimoi, un site spécialisé. Le taux de flop des films a ainsi doublé par rapport à 2019. Pour Bollywood, qui tire les trois quarts de ses revenus du box-office, la situation est préoccupante.

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Même les plus grands noms de la profession, vénérés comme des dieux par leurs fans, ne sont pas épargnés. Plusieurs films très attendus mettant en vedette des poids lourds du cinéma, dont la simple présence à l’écran est souvent un gage de succès, n’ont pas réussi à attirer les foules. “Les films ne marchent pas, c’est notre faute, c’est ma faute” tribunal en août Akshay Kumar, l’un des acteurs les mieux payés de l’industrie, alors qu’il a subi son deuxième échec commercial de l’année. Une anomalie pour la génération mégastar qui a émergé dans les années 1990. “Je dois faire des changements, je dois comprendre ce que veut le public”a poursuivi l’acteur, considéré comme le chouchou des nationalistes hindous et dont les films font régulièrement écho à des thèmes chers au gouvernement Narendra Modi.

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